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Depuis juillet 2009, la restauration est le secteur numéro 1 pour la progression de l’emploi:
Alors que le secteur marchand dans son ensemble souffre (-0,4 % d’emplois en neuf mois), le secteur HCR connaît une croissance de l’emploi de 2,4 %, soit 21 700 emplois supplémentaires entre le 1er juillet 2009 et le 31 mars 2010. L’impact de la baisse de TVA est d’autant plus net que cette progression de l’emploi s’effectue dans un contexte économique difficile pour les activités de tourisme et de loisirs.

D'après l'enquête « besoins en main d'oeuvre 2010 », publiée le 13 avril par Pôle Emploi, l'hôtellerie-restauration sera le premier recruteur national en 2010. 14 % des projets de recrutements au niveau national concernent le secteur HCR. Parmi les 15 métiers les plus recherchés en 2010, quatre appartiennent au secteur HCR. D'après le baromètre Atout France publié le 13 avril dernier, 34 % des restaurateurs envisagent de recruter du personnel permanent dans les 12 prochains mois, contre 22 % l'an dernier à la même époque.
Précisions méthodologiques:
Les engagements du contrat d’avenir (20 000 créations
supplémentaires par rapport à la tendance) sont-ils en passe
d’être tenus ?
La réponse est positive : le contrat d’avenir mentionnait le fait
que le secteur avait créé en moyenne 15 000 emplois dans les
années de croissance de 2000 à 2008. Le contrat d’avenir
précisait aussi que cette tendance devait être réévaluée en
fonction de la conjoncture économique. Or, la récessionéconomique de 2009 impacte naturellement fortement cette
tendance de créations d’emploi pour les HCR.
Entre début 2008 et le 1er juillet 2009, le secteur HCR avait
détruit 14 000 emplois. Le secteur a, depuis le 1er juillet 2009,
créé 21 700 emplois en neuf mois. A ce jour l’objectif de 20 000
emplois supplémentaires par rapport à la tendance
prévisionnelle est donc atteint.
Comparatif de l’évolution des prix avant et après la baisse de la TVA (glissement annuel 2005-2010)

AVANT : les prix dans les cafés-restaurants croissent plus vite que l’indice des prix à la consommation.
APRES : un effet TVA réel sur les prix
Au deuxième semestre 2009, les prix dans les cafés-restaurants
enregistrent un recul de 1,35 %. L’économie globale connaît
alors une quasi-stagnation des prix, avec un indice des prix à la
consommation en hausse de 0,35 %.
Deux tiers des établissements ont pratiqué des baisses de prix,
mais moins d’un établissement sur deux a respecté la totalité
des engagements du contrat d’avenir en matière de prix.
Comparatif de l’évolution des prix sur un an (restauration vs ensemble de l’économie)

Un impact « réel » de la baisse de TVA sur les prix de 2,5 %
Au premier semestre 2010 : l’inflation dans l’économie repart,
avec un indice des prix à la consommation en hausse de 1,3 %
entre janvier et mai. Les prix dans les cafés-restaurants restent
en revanche très modérés, avec une hausse de 0,3 %.
L’impact « réel » de la baisse de TVA sur les prix peut être
estimé à 2,5 %, en tenant compte à la fois de la baisse des prix
et de l’absence d’augmentation des prix qui aurait dû se
produire.

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© Ministère de l'Économie, des finances et de l'industrie - Dgcis - 06/07/2010