10/03/05

La franchise :
une solution
pour la reprise

L'histoire d'une superette du Lot et Garonne montre que la franchise peut être la voie du succès pour les créateurs ou repreneurs.

Philippe Boudou, 39 ans, a l'accent du Sud-ouest et la carrure des rugbymens du Sud-ouest ; même s'il n'est pas né à Castelmoron sur Lot, c'est un homme du pays. Depuis toujours, il savait qu'un jour, il serait à son compte. Quand Christine l'a épousé, c'est aussi cette voie qu'elle a choisi. Lui, travaillait dans la distribution, au «Casino» de Sainte Livrade, elle était secrétaire comptable dans une entreprise de la région : l'association des deux serait idéale pour tenir un commerce.

Trouver l'affaire qui convient

Après quelques années passées dans la grande distribution, c'est en 2001 que Philippe commence à prospecter pour trouver l'affaire qui lui convient : une épicerie-alimentation, dans un village pas trop important du Lot et Garonne. Plusieurs mois et bien des recherches seront nécessaires avant qu'il ne repère une affaire d'épicerie et de traiteur à Castelmoron sur Lot. C'est cette dernière activité qui fait vivre l'entreprise mais elle prend tout le temps de son propriétaire, M. Aubier. L'épicerie périclite et, faute de pouvoir s'en occuper, il préfère céder sa boutique pour se consacrer totalement à son métier principal qui ne lui impose pas d'avoir un magasin, synonyme de présence permanente.

L'aménagement avant l'ouverture

Philippe et Christine sont heureux d'avoir trouvé une affaire qui leur semble abordable mais, d'importants travaux sont à réaliser avant d'avoir un magasin digne de ce nom. Par ailleurs, ils s'aperçoivent que la boutique est, en fait, fermée depuis trois mois, qu'elle ne dispose pratiquement d'aucun matériel aux normes sanitaires, froid, etc,…

Tout ceci représente des investissements importants et, avant de se lancer, une étude de marché est indispensable. Philippe travaille chez «Casino» or, ce groupe aide les créateurs-repreneurs qui veulent devenir franchisés, d'autant plus quand ils travaillent dans le groupe et connaissent les produits et méthodes de l'entreprise.

Casino va faire l'étude de marché, établir les bilans prévisionnels, leur fournir l'enseigne (Vival) et certains supports d'exploitation. En échange, même s'ils n'ont pas de redevance à payer, les franchisés devront s'approvisionner principalement auprès du groupe et avoir une gamme minimum de produits référencés.

Des journées très lourdes

Les Boudou se mettent au travail et, comme ils le disent : «pour nous, la semaine de travail commence à 5 heures le matin, finit souvent à 22 heures et dure 7 jours par semaine». C'est qu'il leur a fallu créer une clientèle et la fidéliser. Pour cela, avoir les produits que veulent les clients et, les habitants du Sud-ouest sont des gastronomes, ils exigent des produits frais et de grande qualité : tous les matins, avant l'ouverture, Philippe fait la tournée des fermes de la région pour s'approvisionner en produits frais, tous les soirs, il passe les commandes à sa centrale, afin que le lendemain matin les articles soient en rayon pour satisfaire les castelmorontois.

Première année, première réussite

Pour activer le décollage de leur entreprise, les Boudou ont appliqué une politique commerciale de prix : chaque jour, un ou plusieurs articles sont en promotion. Petite marge mais volume important et clientèle satisfaite, tels sont les mots d'ordre de Philippe et Christine Boudou. Il faut croire que cette politique est couronnée de succès : pour leur première année d'exercice, ils ont réalisé un chiffre d'affaires de 275000 euros ! Et, leur croissance est régulière et continue. Cette réussite est la preuve qu'il est possible de faire (bien) vivre un commerce dans une bourgade de 1 200 habitants.

L'avenir

Il est vrai que Philippe et Christine Boudou ont le sens de l'entreprise : depuis l'ouverture en février 2002, ils ont adjoint un rayon de boucherie et un de charcuterie. Ils sont pleins de projets pour assurer leur développement, ils y travaillent avec Madame Nicole Costes, l'agent de la CCI, mais ils ne nous en diront pas un mot : «on ne parle pas des choses avant qu'elles ne soient faites».

Superette Vival

Rue G. Bonnet

47260 Castelmoron s/Lot

05.53.79.03.44