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27/06/05
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Distene :
quand les salariés réussissent le rachat de leur entreprise
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Il y a vingt ans, Simulog était la première start-up française financée par l’Inria. Aujourd’hui, les salariés de ce fleuron technologique ont racheté leur entreprise pour créer Distene, leader mondial sur un marché de niche : la simulation numérique
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Il y a vingt ans, pour le commun des mortels, la simulation numérique relevait de la science-fiction. Mais les quelques ingénieurs et universitaires qui travaillaient sur le sujet savaient que leur activité avait un avenir. L’Institut national de recherche en informatique en automatique (Inria) ne s’y est pas trompé: en devenant actionnaire d’une toute jeune entreprise, Simulog, cet institut passerelle entre la recherche et l’industrie inaugurait sa politique d’aide à la création d’entreprises. Preuve de son succès, Simulog a été intégré en 2003 au groupe de services informatiques Astek. Mais la simulation numérique ne rentrant pas dans la stratégie du groupe, les salariés ont décidé de reprendre leur indépendance en rachetant leur activité.
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Étude des flux d'air
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La simulation numérique remplace l’expérimentation
Derrière les noms barbares et les termes scientifiques compliqués, l’activité de Distene est en fait très simple : «La simulation numérique remplace l’expérimentation, explique Laurent Anné, directeur commercial et marketing de Distene. Par exemple, grâce à nos outils informatiques, un avion comme le Falcon 7X a déjà volé virtuellement avant d’être construit.» 
Des calculs très savants qui permettent de raccourcir le temps entre la conception et la production d’un produit, en remplaçant le prototype par une maquette numérique, mais aussi en rationalisant la future production industrielle. «L’industrie automobile a calculé que les coûts de crash-tests avaient été divisés par 40 en utilisant la simulation numérique », précise Laurent Anné, également co-fondateur de son entreprise. Dans les faits, les 7 salariés de Distene partagent leur temps en deux (d’où son nom, issu du grec ancien « di stenos », deux forces) : d’une part la réalisation de maillages informatiques, un peu à la manière de ce que font les instituts de sondage avec les panels représentatifs ; d’autre part la commercialisation (en exclusivité en Europe du Sud) de la technologie de l’américain Ensight pour la visualisation de ces maillages. 
«Nos calculs scientifiques issus du maillage ne parlent pas du tout aux non spécialistes, précise Laurent Anné. Le couplage avec la visualisation Ensight permet aux ingénieurs qui travaillent chez nos clients de disposer d’une maquette numérique, compréhensible par tout le monde. Noter cœur de métier est de fabriquer des briques informatiques qui améliorent les process industriels. Nous n’avons pas la caisse à outils complète, mais on a le bon marteau.»
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Distene leader mondial
Aujourd'hui, Distene est leader mondial sur une niche industrielle, dans un marché où 80% des acteurs sont américains. «La technologie Distene a un accès au marché, elle a un sens. Mais cette réussite ne s’est pas faite en un jour. Il nous a fallu deux ans pour monter un LBO», se souvient Laurent Anné. Ce « leverage by own » a été préféré à une formule incluant des investisseurs extérieurs : «Nous ne voulions pas être dépendant d’une logique de rentabilité à court terme, avec le risque de voir notre patron et notre stratégie changer au gré de la Bourse. C’est cela qui avait causé la perte de Simulog.» La solution négociée avec le repreneur a été un crédit vendeur, avec constitution d’une SAS (Simulog Technologies avait la forme d’une SA, il y a donc eu reprise de l’existant). 
Après l’accueil dans la pépinière de l’Inria, Distene est aujourd’hui installé sur le pôle Ter@tec, pôle de calcul haute performance de l’Essonne, à proximité du CEA/DAM. Cette unité du Commissariat à l’énergie atomique réalise les essais nucléaires virtuels pour le compte de la Défense nationale et vise à devenir la plus grosse puissance de calcul en Europe. L’Etat finance ce centre classifié de défense et veut en faire profiter, par synergie, l’industrie nationale : il est possible de louer la puissance de calcul du CEA
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Aujourd’hui et demain
Distene bénéficie du label « Born of Inria », qui lui apporte une réelle crédibilité auprès de ses clients (parmi lesquels on trouve PSA, Renault, EADS, Safran, BSN, Dassault et tous les grands éditeurs de logiciels) et les prospects. Les salariés-propriétaires travaillent aujourd’hui sur la meilleure façon de mixer leurs deux activités pour proposer aux industriels un conseil intégré. « Nous cherchons à développer notre technologie et notre savoir-faire pour combler le lacune des logiciels, mal adaptés aux besoins spécifiques de chaque client.»
Dernière minute : Distene fait est une des rares TPE à être impliquées dans le pôle de competivite Systematic.
En savoir plus :
L'entreprise en chiffres
Nombre de salariés
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7
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Chiffre d'affaires
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1,2 million d’euros
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Capital social
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360.000 euros.
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