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28/07/06
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Entrepreneurs
comtois
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Depuis 2001, les chambres de métiers et de l’artisanat de Franche-Comté travaillent ensemble pour mettre à disposition de leurs ressortissants un portail Internet. Les artisans peuvent y consulter des annonces sélectionnées de reprise d’entreprises et une bourse de l’apprentissage, mais surtout créer en quelques clics leur propre site Internet. Visite guidée chez des artisans de Haute-Saône, illustration du dynamisme et de la modernité de ces entreprises qu’on considère souvent à tort comme les oubliés des TIC
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Energies Solutions
Cette jeune société, créée en mars 2006, fabrique et installe des systèmes en énergie solaire. La SARL comporte deux associés : un cadre technicien qui a exercé dans la principale entreprise allemande du secteur pendant 30 ans, et un jeune commercial venu de la grande distribution. Energies Solaires avait donc besoin de se faire connaître rapidement, tout en réduisant au maximum ses frais de publicité. Dans ce secteur, tributaire de l’obtention de la subvention accordée par l’ADEME, les délais entre la prise de commande et le début du chantier peuvent être très longs : le premier client a été « rentré » en juin, et le chantier devrait débuter à la fin de l’été. Aujourd’hui, la société prend vraiment son envol, avec des commandes qui viennent du Territoire de Belfort et du Jura. Des clients qu’il aurait été impossible de démarcher sans présence sur Internet.
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Restaurant du pont de l’Ognon
Depuis 1980, Eric et Blandine Jandenant dirigent leur restaurant, qui a trouvé un nouveau débouché grâce à une activité traiteur. Il y a quelques années, Blandine avait essayé de créer son site Internet, seule devant son ordinateur, car le couple sentait qu’il y avait une opportunité de développement. « Surtout pour les réservations et les demandes de devis qui nous venaient des voyagistes et des organisateurs de soirées », précise Eric. Mais ils abandonnent vite, rebutés par la technique. « A cette époque, se souvient Blandine, je recevais 5ou 6 appels quotidiens de prestataires informatiques qui me proposaient de le faire. » C’est alors que les Jandenant apprennent la mise en place du portail artisan-comtois par la CMA : « Nous avons fait immédiatement confiance à la chambre, car ils travaillent pour nous. Nous avons beaucoup de mal à libérer du temps ; c’est une initiative importante car elle participe à notre développement. » Blandine a suivi les formations (deux demi-journées en soirée) et le site est en ligne depuis presque 2 ans. Aujourd’hui, il reçoit 10 demandes de devis par mois, sans compter les réservations de groupes, par l’intermédiaire des voyagistes et des industriels.

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Le meuble luxovien
Cyril Courtoy est l’exemple de ce que sera un artisan dans les prochaines années : le menuisier a repris l’entreprise familiale, possède un atelier et un magasin d’exposition en ville, son entreprise compte 7 salariés (dont deux apprentis). Le Meuble luxovien disposait déjà d’un site, alimenté par Cyril Courtoy grâce à l’interface conviviale mise en place par son prestataire. Contacté par la CMA, il a souhaité être également présent sur artisan-comtois : « Plus on est vu, plus les clients sont susceptibles de venir chez vous. » Le menuisier utilise Internet pour faire de la prospection à partir des autorisations de permis de construire, par l’envoi de plaquettes avec les références de ses sites Internet. Il reçoit de nombreuses demandes de devis par Internet : «Notre clientèle habite dans toute la France, grâce notamment à la base aérienne de l’armée installée sur la commune : les militaires restent clients même après leur mutation.» L’entrepreneur estime que la messagerie esr un outil tout aussi indispensable, pour l’envoi ou la réception de photos de meubles anciens, de plans de maisons, etc. Et quand on lui demande depuis combien de temps son site est en service, il roule des yeux, fait la moue en sifflant et annonce, bonhomme : «Au moins 4 ou 5 ans…» Debout face à son écran, il explique que son site a été entièrement revu l’année dernière. «Internet est un outil de travail qui fait gagner du temps, précise-t-il pendant que la connexion ADSL s’installe. Et comme tous les outils, il ne faut pas hésiter à s’en servir.» Et à le voir utiliser son ordinateur portable, naviguant entre Internet Explorer et Mozilla, utilisant les messageries Outlook et Thunderbird, le doute n’est plus permis : l’artisanat est entré dans le XXIème siècle.
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C TMS
Il y a quatre ans, Emmanuel Maguet reprend l’activité d’une entreprise de fabrication d’objets en mousse synthétique. Il choisit de l’orienter vers une niche encore peu exploitée : la conception de pièces d’emballage. Il travaille pour des clients industriels qui font appel à lui pour réaliser des petites séries, des prototypes et pour assurer un service de livraison express. Il se lance également dans le paramédical en fournissant les fabricants de fauteuils roulants. « Nous fonctionnons sur le bouche-à-oreille, car il existe peu d’entreprises comme CTMS. Le mini-site est comme une plaquette de présentation pour nos clients et prospects. Je leur dit d’aller sur le site pour voir ce que nous sommes capables de réaliser et pour découvrir notre savoir-faire. Je n’ai pas les moyens d’engager un commercial : le site est notre vitrine, notre produit d’appel. »
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Distillerie Paul Devoille
Installée à Fougerolles, lieu historique de production d’eaux-de-vie, l’entreprise doublement familiale (familles Devoille puis De Miscault) peut compter sur une image déjà bien assise. Le dirigeant actuel, Hugues de Miscault, se souvient : « Il y a trois ans, nous avons répondu au questionnaire envoyé par la CMA [lire l’encadré]. Notre installation informatique était balbutiante, nous avons donc pu faire ce premier pas vers Internet. » Il reconnaît que l’impact commercial est presque nul, « mais cette montée en puissance nous a permis de comprendre l’intérêt de mettre nos 10 ordinateurs en réseau, d’autant que nous avons trois points de vente ». Aujourd’hui, Hugues de Miscault envisage la création d’un site complet, avec une boutique en ligne.

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Enquête sur l’utilisation des TIC dans les entreprises artisanales de Haute-Saône
En 2003, la chambre de métiers de Haute-Saône lançait une grande enquête auprès de ses ressortissants pour cerner l’utilisation qu’il faisaient des TIC. Ce questionnaire a également servi de déclencheur pour faire connaître l’existence du portail artisan-comtois et susciter l’intérêt pour la création de mini-sites. Cet été, la CMA relance son questionnaire aux 3838 entreprises artisanales du département. Au 19 juillet, un peu moins de 400 artisans ont répondu. Les résultats sont donc très partiels, mais ils indiquent malgré tout une tendance lourde : les entreprises artisanales sont très majoritairement des entreprises TIC.
Le dépouillement final de 2003 avait montré que 75% des entreprises artisanales de Haute-Saône étaient informatisées. En 2006, la tendance penche vers les 90%. Et parmi ces entreprises informatisées, elles sont 8 sur 10 à disposer d’une connexion Internet (les deux tiers en ADSL).Et si seules 22% d’entre elles déclarent ne pas posséder de site Internet, cela ne peut être qu’un encouragement adressé à la chambre de métiers et de l’artisanat pour développer encore son portail.
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