17/02/06

Moins cher, le web ?

La France se tient maintenant au 3e rang européen (derrière l'Allemagne et la Grande-Bretagne) pour le nombre de cyberacheteurs. Les 13,4 millions de Français (un quart de la population adulte) ont consommé sur internet au 4e trimestre 2005. Quelles sont les motifs d’un tel succès? Regarder de plus près la récente étude de la FEVAD permet d’apporter quelques réponse à cette question .

En premier lieu, il semble que le choix soit une raison majeure de la préférence pour ce vecteur commercial : le web français compte désormais 10.900 sites marchands. Bien sur, la plupart d'entre eux sont limités aux secteurs Hight-tech, à la culture ou aux voyages. Mais en 2005, d’une part, les e-commerce hexagonaux tiennent le haut du pavé face à leurs grands concurrents américains, d’autre part, la proposition de produits et de services s’est considérablement élargie, ce qui permet de mieux appréhender les 53% de croissance annuelle du e-commerce français.

La deuxième motivation de l’achat sur internet semble être le prix, d’ou le succès de sites comme «rue du commerce», «e-Bay», «Vente-privée » ou «PriceMinister» ainsi que des comparateurs de prix. Pourtant, il serait bon d’approfondir le mode de fonctionnement des comparateurs ou de mettre en balance les prix proposés par la grande distribution ou les revendeurs spécialisés avant toute décisions. Ainsi, à Noël, les lecteurs MP3 d’une même marque étaient-ils moins chers dans la grande distribution que sur le net…. La sagesse des cyber-acheteurs viendra avec l’expérience…. et l’arrivée des sites marchands des distributeurs classiques !

L’arrivée en fanfare des distributeurs classiques sur le net, c’est aussi une nouveauté 2005, ainsi FNAC.com est le site français de commerce qui a l'audience la plus importante. 2005 à vue aussi la vente par correspondance se faire doubler par le e-commerce : La faisait en décembre dernier 40% de ses ventes via le Net, les responsables estiment qu'elle dépassera les 50% fin 2006. Autre info : chaque client achète davantage sur le net que sur le catalogue.

Seuls, les hypers-marchés semblent marquer le pas sur la toile. Après quelques allers-retours timides, les grandes enseignes semblent s’être vraiment lancées en 2005, sans que cela ne constitue un raz de marée. Les français ne seraient-ils pas prêts à acheter sans voir ni toucher leurs produits de base alors qu’ils font confiance au net pour leurs investissements plus importants.

En savoir plus

www.acsel.asso.fr

www.fevad.com