05/10/05

10 ans pour une révolution

En 1995 sont nés Yahoo !, e-Bay et Amazon, on peut dire que c’est cette année là que le net a éclaté sur la planète. Depuis de cette époque et pour les temps à venir, rien ne sera plus jamais comme avant.

Avant, c’est à dire à l’âge pré-internet, pour connaître quelques données économiques, politiques ou sociales pour préparer ses vacances au Brésil ou partir à la conquête du marché turc, il fallait des mois de recherche ardue, de démarches insipides ; pour trouver des choux-fleurs de Plougastel, il fallait aller… à Rugis. Depuis 1995, il suffit de taper «Brésil», « cuirs de Turquie » ou choux-fleurs sur un moteur de recherche et, dans les secondes qui suivent, l’internaute sait tout sur le Brésil, les tanneries turques ou les producteurs de Bretagne.

Aventure, mais aussi déconvenues

C’est le 9 août 1995 que Netscape, fût introduit au Nasdaq, la bourse américaine des valeurs des nouvelles technologies. Ce fût le début de la «bulle internet». On se souvient de quelques folies : La valeur de l’action Netscape qui doublait dans la même journée, des entreprises créées par des bricoleurs de génie en informatique qui étaient mises sur le marché pour des sommes faramineuses sans rapport avec la moindre réalité. L’année 2000 à procédé à un retour aux réalités brutal : l’éclatement de la «bulle internet». Et l’on a assisté au phénomène inverse : les entreprises des TIC ne valaient plus rien. Tout aussi fou.

Une affaire sérieuse

Aujourd’hui, plus personne ne conteste que pour faire des affaires, internet, est devenu un outil sérieux et indispensable. Un outil, oui, internet est revenu à ce qu’il est réellement : un outil. Un milliard d’internautes (14,6 % de la population mondiale), c’est la clientèle des entreprises présentes sur le net ; aucun autre media ne le permet. Aux Pays Bas, c’est plus de 65 % de la population qui est reliée à la toile, en France on compte plus de 25 millions d’internautes. Plus personne ne peut envisager d’être présent sur le marché sans faire appel à ce media.

Pas seulement pour les autres

Beaucoup trop d’entreprises françaises jugent encore qu’être présent sur le net, c’est bien quand on s’appelle Airbus ou Thomson, par ce que l’on vend dans le monde entier et en Amérique, en particulier. C’est faux ! Parmi le milliard d’internautes, seulement 23,8 % sont américains ou canadiens contre 28,7 % européens et, qu’à ce jour, la France a rattrapé son retard et compte parmi les leaders européens pour les raccordements. À noter que les Asiatiques, dans leur ensemble, représentent 36,7 % des internautes. Chaque mois, les internautes effectuent plus de 2 milliards de recherche sur Google, Yahoo ! et les autres ; sur toutes ces recherches, il y en a forcément qui concernent le producteur de Calvados du Pays d’Auge, le fabricant d’espadrilles des Pyrénées Atlantiques ou le fraiseur du Val de Marne… Encore faut-il qu’ils soient présents sur le net avec une adresse mail pour qu’on les trouve et que l’on puisse communiquer avec eux.

Rien ne sera plus comme avant

Dans très peu de temps, le garagiste du coin de la rue ne pèsera plus très lourd lorsqu’il devra consulter la base de données Ford ou Renault pour comprendre ou avoir le détail d’un système, s’il n’a pas d’accès internet. Que dire du chauffagiste qui ne pourra suivre l’évolution ou les méthodes de mises en œuvre des isolants modernes ? L’entreprise doit aujourd'hui s'adresser à son marché en entier, et il peut être mondial. Elle doit aussi s'adapter à chaque marché local. Si elle ne le fait, la concurrence s’en chargera. La capacité à recueillir, à traiter et à exploiter les informations, à travailler en réseau, à traiter ses clients de façon personnalisée, devient une nécessité pour rester compétitif. L'utilisation d’internet s’est généralisée pour les échanges ou l’acquisition d'informations avec les fournisseurs, les donneurs d’ordres, les clients, les prestataires de services ou les organismes. Les PME ne pourront laisser passer cette révolution, autant qu’elles l’accompagnent des aujourd’hui.

Sources:

FEVAD

Journal du Net