 |
Présentation du Régime social des indépendants
(RSI)
Rappel
de la situation de départ
Les travailleurs indépendants non agricoles, c'est-à-dire
les commerçants, les artisans et les professions libérales
qui n'ont pas un statut de salarié doivent adhérer et cotiser
à trois organismes de protection sociale : leur caisse vieillesse,
leur caisse de maladie et l'URSSAF.
Cette multitude d'interlocuteurs est aggravée par des modalités
de recouvrement différentes entre régimes. En cas de difficultés
de paiement, le travailleur indépendant est également confronté
aux poursuites éventuelles de trois créanciers différents.
Historique
Dès l'automne 2002 il avait donc été envisagé
de mettre en place un interlocuteur social unique, comme le demandaient
depuis très longtemps les travailleurs indépendants et leurs
représentants.
La loi d'habilitation du 2 juillet 2003 autorisant le gouvernement à
simplifier le droit a donc prévu dans son article 24 que pour le
recouvrement de leurs cotisations sociales, les travailleurs non salariés
non agricoles pourraient s'adresser à un interlocuteur unique
de leur choix.
Cependant, dès le mois de mai 2003, les présidents de la
caisse du régime vieillesse des artisans (AVA), de la caisse du
régime vieillesse des commerçants (ORGANIC) et de la caisse
d'assurance maladie et maternité des travailleurs non salariés
des professions non agricoles commune aux artisans, commerçants
et industriels et des professions libérales (CANAM) avaient exprimé
le souhait de fonder un régime social des indépendants
en écartant l'institution d'un système de libre choix, facteur,
selon eux, de complications, d'incertitudes et de surcoûts.
Leurs conseils d'administration réunis le 17 décembre 2003,
ont majoritairement opté pour un régime social des indépendants
avec un interlocuteur social unique, sans libre choix pour le recouvrement.
Comme il s'y était engagé, le Gouvernement a tenu compte
de ces délibérations. En conséquence, il ne sera
pas donné suite au projet d'ordonnance portant application des
dispositions de l'article 24-5° et 7° de la loi précitée
La mise
en place du régime social des indépendants
Le Gouvernement a donc inscrit dans le deuxième projet de loi d'habilitation
présenté au Conseil des Ministres du 17 mars 2004 (article
48-12°) la disposition qui permet la fusion des trois régimes
concernés et la mise en place d'une caisse nationale et des caisses
locales correspondantes.
Pour préparer cette mise en place d'ici le 1er janvier 2006, les
pouvoirs publics ont présenté une première ordonnance,
n°2005-299 du 31 mars 2005, relative à la création,
à titre provisoire, d'institutions communes aux régimes
de sécurité sociale des travailleurs indépendants,
pour préparer la création, à compter du 1er janvier
2006 du régime social des indépendants. L'ordonnance instaure
une instance nationale provisoire élue qui se substitue aux conseils
d'administration des trois caisses nationales, CANAM, ORGANIC et CANCAVA,
et prévoit la nomination par l'Etat d'un directeur général
commun à ces trois organismes.
L'instance nationale provisoire est notamment chargée de:
- proposer le schéma d'implantation territoriale des futures caisses
de base du nouveau régime,
- préparer la fusion des trois caisses nationales ,
- négocier les garanties sociales dont bénéficieront
les agents.
En application de ces textes, ces institutions provisoires ont été
mises en place au cours de l'année 2005. Le directeur général
commun a été nommé par décret en date du 27
avril 2005. Suite aux élections des administrateurs les 21 et 22
juin 2005, l'instance nationale provisoire a été installée
par les ministres, le 29 juin 2005.
L'ordonnance n° 2005-1528 du 8 décembre 2005 a créé
le régime social des indépendants. Celui-ci, né de
la fusion de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Professions Indépendantes
(CANAM), de l'Organisation Autonome Nationale de l'Industrie et du Commerce
(ORGANIC) et de la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse des Artisans
(CANCAVA), devient l'interlocuteur unique des travailleurs indépendants
pour l'ensemble de leurs démarches sociales. Conçue pour
simplifier la vie des entrepreneurs et pour leur assurer un service de
meilleure qualité, cette réforme constitue une étape
historique dans la protection sociale des travailleurs indépendants.
Les professions libérales conservent leurs propres caisses
d'assurance vieillesse. Ces dernières n'ont pas souhaité
en effet, s'associer immédiatement à l'ensemble du régime.
Elles en font toutefois partie pour l'assurance maladie.
Le régime social des indépendants deviendra en 2008 l'Interlocuteur
social unique pour le recouvrement de l'ensemble des cotisations et contributions
sociales personnelles des travailleurs indépendants.
Ainsi, le régime social des indépendants (RSI) né
d'un dialogue social large et approfondi apportera une simplification
très importante pour les assurés, par la création
d'un seul régime pour le versement des prestations vieillesse,
maladie et le recouvrement des cotisations sociales dues à titre
personnel, et permettra l'instauration d'un interlocuteur social unique
pour le recouvrement.
En définitive, la mise en place du régime social des
indépendants issue de la volonté propre des travailleurs
indépendants, constitue une réforme de grande ampleur, beaucoup
plus ambitieuse qu'une simplification administrative.
Les objectifs de la réforme
Le régime social des travailleurs
indépendants est une fusion de trois réseaux de caisses
de sécurité sociale qui assurent la couverture sociale de
près de trois millions de personnes, et non un simple regroupement
par juxtaposition, qui doit se faire avec la participation de l'ensemble
du personnel des caisses.
Il s'agit de bâtir un grand régime social des professions
indépendantes, aux côtés du régime général
et du régime agricole.
Ce nouveau régime, bâti sur les bases de la démocratie
sociale et de la solidarité professionnelle, devra être un
système moderne, plus efficace et plus proche des assurés.
- Il s'agit d'être plus efficace en apportant une réelle
simplification pour les assurés. Le RSI est aussi une opportunité
pour améliorer les relations entre l'organisme de sécurité
sociale et ceux qui cotisent.
- Au plan économique, le RSI doit permettre d'optimiser les moyens
en les mettant en commun et de réaliser ainsi des économies
d'échelle.
- Le RSI doit être également l'occasion de valoriser les
nouvelles technologies de l'information de façon à améliorer
de manière significative la qualité de service rendu aux
usagers.
Les textes fondateurs
Loi
d'habilitation du 9 décembre 2004 autorisant le Gouvernement
à prendre par ordonnance toutes mesures pour simplifier l'organisation
des régimes de sécurité sociale des travailleurs
indépendants et notamment son article 71-12 ;
L
'ordonnance n°2005-299 du 31 mars 2005 : création de l
'Instance Nationale Provisoire ;
L
'ordonnance n°2005-1528 du 8 décembre 2005 relative à
la création du régime social des indépendants;
L
'ordonnance n°2005-1529 du 8 décembre 2005 instituant un
interlocuteur social unique pour les indépendants;
Le
décret n°2006-83 du 27 janvier 2006 (RSI) ;
Le
décret n°2006-375 du 29 mars 2006 (RSI - partie financière
et comptable).
L'organisation
Le RSI en chiffres
|
L'ORGANISATION DE LA PROTECTION SOCIALE DES
TRAVAILLEURS INDEPENDANTS APRES LA CREATION DU RSI
|
| |
Régime Social des Indépendants
(RSI)
|
| Assurés |
1.412.000 artisans
1.725.000 commerçants
502.000 professions libérales
(dont 1.589.000 actifs, 1.868.000 retraités et 917.000 ayants
droit)
|
| Organisation |
30 caisses de base et une caisse nationale
|
| Effectif |
5200 salariés
|
Source : RSI
Sa cartographie

L'Interlocuteur social unique
A compter du 1er janvier 2008, le RSI assurera une mission d'Interlocuteur social unique pour l'ensemble de la protection sociale des artisans, des industriels et des commerçants.
Dès la mi-décembre 2007, il simplifie les démarches administratives avec un seul avis d'appel de cotisations.
Un seul interlocuteur : le RSI
Lien utile : www.le-rsi.fr
Vous êtes chef d'entreprise indépendant, artisan, industriel ou commerçant, à partir de janvier 2008, le RSI devient votre seul interlocuteur social.
Vous vous adressez directement à votre caisse RSI pour l'ensemble des démarches liées à votre protection sociale obligatoire (cotisations maladie-maternité, indemnités journalières, retraite de base, retraite complémentaire, invalidité-décès, allocations familiale, CSG-CRDS).
Un seul avis d'appel de cotisations
Cet avis unique remplace les différents appels de cotisations envoyés jusqu'à présent par la caisse RSI, l'organisme d'assurance maladie conventionné (mutuelles ou compagnies d'assurance) et les URSSAF, avec 10 prélèvements automatiques le 5 de chaque mois (ou le 20 sur option). Le paiement trimestriel reste possible.
Un échéancier unique de paiement par prélèvement mensuel automatique
Cet étalement vous permet d'échelonner le paiement de vos cotisations et d'anticiper ainsi toute difficulté de trésorerie ou de gestion.
La mise en place du RSI n'impacte pas la réglementation en matière de protection santé et retraite : elle ne modifie pas le calcul des cotisations des chefs d'entreprise indépendants et préserve l'intégralité de vos droits acquis dans les anciens régimes AMPI, AVA et ORGANIC et depuis la création du RSI en juillet 2006.
Le Régime Social des Indépendants vous conseille et vous accompagne au moment de la création de l'entreprise et tout au long de votre activité.
|