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Financement de Très Petites Entreprises
par prêt d’honneur
Le système du " prêt
d’honneur " répond aux besoins de créateurs
de petites entreprises ne disposant pas des garanties matérielles
nécessaires à l’accès au crédit bancaire
classique. Ainsi, certains organismes, constitués à l’origine
en vue de favoriser le développement local, proposent des prêts,
à taux nul ou bonifié, à des créateurs manquant
d’apports personnels pour créer leur entreprise. C’est le cas
des " Plates Formes d’Initiative Locale " (PFIL)
appartenant au réseau " France Initiative Réseau "
(FIR) et du " Réseau Entreprendre ".
Ces structures s’attachent à participer au financement de créations
d’entreprises à potentiel de développement. Elles assurent
également un accompagnement et un suivi des créateurs.
La nature de l’intervention
D’une manière générale,
les réseaux précédemment cités (FIR et Réseau
Entreprendre), opèrent le même type d’intervention, même
si chacun d’entre eux positionne son action et ses services en fonction
de ses propres objectifs.
Ainsi, chacune des structures locales composant ces deux réseaux
peut octroyer des " prêts d’honneur " aux
créateurs se trouvant sur son territoire d’intervention.
Dans la majeure partie des cas, l’objectif de ces prêts est de
provoquer un " effet levier ", permettant aux créateurs
d’accéder, grâce à cet apport de départ,
à des crédits conventionnels aidant à boucler le
financement global de leur projet.
Publics et projets concernés
Le champ d’action de ces deux réseaux
est assez large puisqu’il couvre l’ensemble des secteurs d’activité.
Quelques règles établies par les têtes de réseaux
fixent cependant les limites de l’intervention des structures locales.
On notera, parmi elles, les suivantes :
- les entreprises aidées doivent baser
leur siège sur le territoire d’intervention de la structure
de financement ;
- le capital de l’entreprise ne doit pas être
détenu à plus de 50% par des entreprises existantes ;
- l’entreprise doit être en cours de montage.
Au-delà de ces critères généraux,
chaque structure locale est susceptible de fixer ses propres priorités
d’intervention, en fonction des schémas et des besoins économiques
locaux et de la nature des partenariats qu’elle conclut sur son terrain.
Bien entendu, chaque dossier fait l’objet d’un examen approfondi exercé
par des professionnels intervenant avant l’octroi du prêt et après
dans une phase de suivi adapté. Dans le cas des " Associations
Entreprendre ", l’intervention de chefs d’entreprise de la
région impliqués dans le processus s’avère déterminante.
Fonctionnement
Le fonctionnement des structures locales et
leurs modalités d’intervention diffèrent en fonction de
leur appartenance à un réseau.
Le cas des PFIL (Réseau FIR) :
Les ressources des Plates Formes d’Initiatives Locales proviennent de
plusieurs types de contributions : les cotisations des membres
actifs, les subventions faites par les collectivités locales
et par certains établissements publics de coopération
intercommunale, les dons d’entreprises, les aides de l’Etat, les fonds
européens et l’apport d’organismes financiers (banques et caisses
de retraite)…
En ce qui concerne les prêts octroyés, les PFIL peuvent
procéder de deux façons. Soit elles réalisent le
prêt sur leurs propres fonds d’intervention (composés par
les ressources précédemment citées) ; soit,
l’aide financière est octroyée par un établissement
bancaire, une caisse de retraite ou même un Conseil Général,
avec lequel la PFIL aura conclu un accord partenarial. Les termes de
l’octroi sont fixés par contrat précisant les obligations
du bénéficiaire en matière d’accompagnement et
de gestion, le montant du prêt et les modalités de remboursement.
Les remboursements sont effectués auprès de la PFIL ou
de la banque.
Les PFIL ont, aussi, la possibilité de faciliter l’accès
du créateur à des concours bancaires en signant des conventions
avec des organismes de garantie ou de cautionnement, comme la Sofaris,
ou comme France Active, lorsque les projets sont portés par des
chômeurs de longue durée ou des allocataires du RMI.
Quel que soit le mode d’intervention, les PFIL s’attachent à
prodiguer, en parallèle de leur intervention financière,
un accompagnement et un suivi adaptés.
Le cas des " Associations Entreprendre " (Réseau
Entreprendre) :
Les ressources des " Associations Entreprendre "
sont constituées des cotisations des adhérents (personnes
physiques ou morales), des dons effectués par ces derniers, des
contributions des collectivités locales ou d’autres organismes,
comme par exemple la Caisse des Dépôts et Consignations.
L’octroi des prêts est fait directement par l’association, après
une évaluation et une validation du projet par un comité
d’engagement.
De par sa constitution d’origine (par des chefs d’entreprise), ce réseau
favorise la mise en relation de tout un tissu économique local
au bénéfice du nouvel entrepreneur. Le partage d’expériences
et les relations de confiance qui peuvent s’établir au sein de
ces structures s’avèrent des données déterminantes
dans le succès des projets retenus.
Procédures de montage
Dans le cas du montage d’une Plate Forme d’Initiative
Locale, France Initiative Réseau fournit un " dossier
guide " très complet et adaptable aux réalités
locales ("Comment créer et gérer une Plate Forme d'Initiative
Locale" disponible sur demande chez France Réseau). Ce dossier
définit, entre autre, les bases administratives et juridiques
de la PFIL.
Dans la plupart des cas, l’initiative de la constitution d’une PFIL
relève d’une volonté et d’un partenariat d’acteurs locaux
(chefs d’entreprise, techniciens et élus des institutions économiques
locales…). Dans certains cas, le financement d’études d’opportunité
et l’engagement financier d’institutions comme les Conseils Régionaux
ou Généraux, ont fortement impulsé la mise en place
de ce type de structure.
Une année 2006 faste pour France Initiative dont le nombre d'entreprises
financées a progressé de 12% par rapport à l'année
2005 (12 200 entreprises). Les 236 plateformes membres du réseau
ont accordé 10 900 prêts d'honneur (+13%) pour un montant
total de 79,8 millions d'euros (+12,4%), ce qui a permis de générer
26 400 emplois (+11,8% par rapport à 2005). 89% des entreprises
bénéficiaires ont accédé à un prêt
bancaire, ce qui a eu pour résultat l'amélioration de
l'effet de levier (7,1 en 2006 contre 5 en 2002).
Communiqué de presse France Initiative - 25/04/2007
Pour en savoir plus
FRANCE INITIATIVE RESEAU
www.fir.asso.fr
RESEAU ENTREPRENDRE
Internet : http://www.reseau-entreprendre.org
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