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Entreprise en bref Numéro 14 - janvier 2005 (à consulter au format pdf - 3756 Ko) : Une nouvelle vision de la perennité des jeunes entreprises.

On doute trop souvent de la viabilité des jeunes entreprises. Une importante étude menée par la Direction des entreprises du commerce de l'artisanat et des services (DECAS) en partenariat avec l'INSEE permet pour la première fois d'avoir des données chiffrées qui sont plus positives sur la pérennité des jeunes entreprises et le devenir de leurs créateurs.

Il était réputé impossible de pouvoir mener des enquêtes auprès des créateurs d’entreprises ayant disparues ; un très minutieux travail a permis de retrouver et d’interroger un nombre significatif d’anciens créateurs. C’est donc la première fois qu’une enquête de ce type est réalisé !

Chaque année, parmi les 2 300 000 entreprises en activité, 200 000 à 250 000 entreprises de l’industrie, du commerce et des services (champ ICS) disparaissent des répertoires. Le taux annuel de cessation d’activité est d’environ 11%. Le nombre de créations et de reprises est à peu près du même ordre, de sorte qu’environ un dixième du stock d’entreprises se renouvelle chaque année. Mais les nouvelles venues disparaissent plus fréquemment : le taux de cessation d’activité est de 15% pour les jeunes entreprises de moins de 5 ans, contre 8,5% pour les entreprises de 5 ans et plus.

Le plus souvent, la pérennité des jeunes entreprises est appréciée par le "taux de survie" à cinq ans, de sorte que toutes les entreprises qui ont disparu sont considérées comme ayant échoué.

Or, l'analyse développée ici montre que le quart des disparitions ( soit 14% des entreprises créées) correspond à des évènements tout à fait indépendants de la réussite économique de l’entreprise, voire même à des évolutions tout à fait positives ; par ailleurs 15% des entreprises sont mises en règlement judiciaire, ce qui correspond très certainement à un échec économique et qu’enfin 23% des entreprises cessent leur activité suite à des difficultés diverses : difficultés financières, marché insuffisant , difficultés familiales…Ainsi le taux d’échec à 5 ans ne peut être évalué à 52% comme le laisserait penser la simple analyse du taux de survie.

Au total, sur 100 entreprises créées, 48 sont toujours en activité après 5 ans, si 38 ont fermé par suite de difficultés économiques, seulement 15 ont déposé leur bilan, et 14 disparitions restantes correspondent soit à des évolutions favorables, soit à des difficultés individuelles sans lien avec la situation économique de l’entreprise.

L'étude permet également de suivre le devenir des créateurs dont l'entreprise a disparu : 19% des créateurs ayant fermé leur entreprise ont déjà recréé une nouvelle entreprise et 24% d’entre eux vont le faire soit un cumul de 43%. Nombreux sont les anciens dirigeants qui redémarrent une nouvelle activité ; la création d’entreprise s’inscrit dans une logique dynamique.

Rapport général (à consulter au format pdf - 1269 Ko)
Rapport détaillé (à consulter au format pdf - 2681 Ko)


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© Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce,
de l’Artisanat et des Professions libérales, 10/2005