| Préface | ||
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LObservatoire national du commerce à travers ses missions et sa composition a pour objectif de rassembler lensemble des acteurs du commerce et de constituer une base commune et partagée de connaissances. Trop souvent les débats sur le commerce se focalisent sur des débats dactualité, de mode ou de conflits ponctuels dintérêts corporatistes qui contribuent à masquer les véritables enjeux du commerce et à lenfermer dans des " images dEpinal ". Le commerce est à laboutissement du cycle économique : à quoi sert de produire si on ne vend pas ? Fort de ses 3,4 millions demplois salariés et non salariés, il représente plus dun emploi sur huit. Il représente un potentiel doffre demploi important- lemploi salarié a cru de 3 ,90 % en 2000 et la manque de main-duvre qualifiée représente un gisement insuffisamment exploité. Cest un secteur réactif et en perpétuelle adaptation. Les nouvelles techniques de linformation et de la consommation (NTIC), souvent présentées comme concurrentes du commerce (le-commerce), ne représentent que le chiffre daffaires dun gros hypermarché. Par contre, elles sont sans doute un outil à son service insuffisamment utilisé qui devrait permettre une profonde évolution des métiers dans toutes les formes de commerce. Le commerce est aussi un enjeu social. Lemploi à temps partiel y est plus fréquent quailleurs, mais lintérim y est plus faible. On observe que dans les entreprises passées aux 35 heures, le temps partiel a diminué, mais aussi que celui-ci y est moins bien rémunéré. On observe également des difficultés pour concilier le passage aux 35 heures et les plages horaires douverture. Il y a là une source dinégalité entre les salariés du commerce qui sera, si on ne trouve pas de bonnes mesures, source de tensions et de désaffection vis-à-vis des métiers du commerce. Le commerce est également source de socialisation ou de désocialisation. Le commerce de proximité joue un rôle évident pour une population française qui vieillit et où les " ménages statistiques " sont composés de plus en plus par des personnes seules, des familles monoparentales ou des familles recomposées. Le commerce de centre-ville représente également un attribut durbanité dont aucune commune ne peut se passer. Le commerce périphérique, aujourdhui au cur daires urbaines, mérite autre chose quune approche manichéenne. Lobservation des formes et des modes de commerce, celui de lévolution de léquipement commercial, mais aussi le nouvel environnement administratif et juridique SRU, NRE, TPU- devraient nous permettre de rouvrir le chantier de la régulation des commerces. Le rôle des CDEC, aux décisions si peu homogènes, de la CNEC et de leur articulation, laction du FISAC sont autant de sujets qui doivent faire évoluer les missions de lObservatoire national du commerce et ses moyens, sans remettre en question son objectif premier : construire et rassembler les connaissances sur le commerce pour que chacun puisse dans ses instances et ses responsabilités prendre les meilleures décisions. Je tiens à remercier ici mes collègues et leurs collaborateurs mais aussi les personnes qui au sein de la DECAS ont collaboré au rapport et à la vie de lObservatoire national du commerce.
Député de Loire-Atlantique |
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de l’Artisanat et des Professions libérales, 12/06/2002 |
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