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Le régime de l'auto-entrepreneur

Le nouveau dispositif de l'auto-entrepreneur créé par la loi de modernisation de l'économie constitue une avancée très importante dans la simplification des démarches administratives et la diminution des charges liées au démarrage par une personne physique d'une activité commerciale, artisanale ou libérale, que ce soit à titre principal ou complémentaire. Le dispositif crée un régime simplifié et libératoire de paiement par les petits entrepreneurs de leurs impôts et de leurs charges. Une simple déclaration suffit, sans obligation d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers. L’auto-entrepreneur peut s’acquitter forfaitairement de ses charges sociales et de ses impôts uniquement sur ce qu’il gagne, mensuellement ou trimestriellement. Le versement est libératoire des charges sociales et de l’impôt sur le revenu. De plus, l’auto-entrepreneur n’est pas soumis à la TVA. Le micro-entrepreneur qui choisit le statut est exonéré de taxe professionnelle pendant trois ans.

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Le régime de cotisation foncière des entreprises des auto-entrepreneurs

30 novembre 2010 - Communiqué de presse

Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, François BAROIN, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat – Porte-parole du Gouvernement, et Frédéric LEFEBVRE, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation répondent aux interrogations des auto-entrepreneurs au sujet de leurs modalités d’imposition à la cotisation foncière des entreprises (CFE).

Comme toutes les entreprises, les auto-entrepreneurs doivent en principe acquitter la CFE. Toutefois, ils ne sont pas soumis à cette imposition :

  • au titre des années au cours desquelles ils ne réalisent pas de chiffre d’affaires et n’emploient pas de salariés ;
  • au titre de l’année au cours de laquelle ils ont, pour la première fois, réalisé un chiffre d’affaires ou employé un salarié ;
  • et, lorsqu’ils ont opté pour le prélèvement forfaitaire libératoire, au titre des deux années suivantes.

Les auto-entrepreneurs qui sont dans l’un de ces trois cas et qui auraient reçu un avis d’imposition à la CFE pour l’année 2010 peuvent se rapprocher du service de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) dont ils dépendent afin d’obtenir l’annulation de cette imposition.

Par ailleurs, le Gouvernement présentera un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2010, afin d’aligner le régime d’exonération des contribuables qui n’ont pas opté pour le prélèvement forfaitaire libératoire sur celui des contribuables ayant exercé l’option. Si elle est adoptée par le Parlement, cette mesure aura pour effet de porter à trois ans la durée maximale d’exonération de CFE pour l’ensemble des auto-entrepreneurs.

Passé ce délai, les auto-entrepreneurs seront soumis à la contribution économique territoriale dans les conditions de droit commun Le Gouvernement proposera que cette évolution législative prenne effet dès 2010. Le cas échéant, ceux qui auraient déjà payé pourront obtenir le remboursement des sommes versées.

S’agissant des années 2011 et suivantes, les Ministres feront des propositions afin que les commerçants et artisans qui ont de très faibles chiffres d’affaires, quel que soit leur statut, ne puissent pas se voir imposer une cotisation foncière manifestement excessive au regard de leur activité.

Les textes en vigueur

Le décret permettant l'entrée en vigueur du régime de l'auto entrepreneur est paru au Journal Officiel du 31 décembre 2008. Il précise les dispenses d'immatriculation et les règles d'information des tiers applicables aux auto-entrepreneurs.

Deux décrets relatifs aux obligations déclaratives et aux taux forfaitaires de charges sociales des auto-entrepreneurs relevant des activités commerciales ou des prestations de services artisanales ont été publiés au Journal Officiel du 19 décembre 2008.

Le décret du 19 décembre 2008 (décret n° 2008-1405) a précisé le régime comptable simplifié qui leur est applicable.

Le décret relatif au taux applicable aux professionnels libéraux affiliés à la CIPAV relevant du régime de l’auto entrepreneur du 2 février 2009 (décret n°2009-120)

Le décret relatif au régime de déclaration de l'auto entrepreneur professionnel libéral du 2 avril 2009 (décret n° 2009-379)

le décret fixant les conditions d’application de l’exonération de cotisations de sécurité sociale prévu par l’ACCRE aux auto entrepreneurs du 29 avril 2009 (décret n° 2009-484)



 

Calendrier

  • 1er janvier 2009 : entrée en vigueur du régime de l’auto-entrepreneur,
  • 17 février 2009 : ouverture aux professions libérales relevant de la CIPAV, Voir liste des activités
  • 1er mai 2009 : mise en place d’un taux spécifique pour les auto-entrepreneurs bénéficiant de l’Accre (dispositif d’exonération de charges pour les chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise),
  • 1er août 2009 : mise en place d’une actualisation trimestrielle du montant du RSA pour les auto-entrepreneurs, permettant l’ajustement en temps réel du RSA par rapport à l’évolution des revenus,
  • Septembre 2009 : création d’un taux spécifique pour les auto-entrepreneurs d’Outre-mer,
  • Décembre 2009 : élargissement des conditions d’accès pour les fonctionnaires.

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