| Réforme de l'Apprentissage | ||
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Synthèse des Questionnaires envoyés par les parlementaires sur la "Réforme de l’apprentissage" Plus de 12 000 réponses ont été traitées. 42% des réponses proviennent de professionnels qui accueillent régulièrement des apprentis. 17% en accueillent occasionnellement, 20% en ont accueilli dans le passé et 21% jamais. Les corrélations entre le fait d’accueillir un apprenti et les autres réponses sont analysées dans la deuxième partie de la note. Tous les commentaires s’entendent par rapport aux réponses, ils ne peuvent être qu’indicatifs, dans la mesure où il n’est pas possible de garantir la représentativité de l’échantillon. 1. Résultats globaux 56% des professionnels souhaite que le terme " apprenti " soit modifié (61% parmi ceux qui n’accueillent pas d’apprentis). 20% préfèrent l’appellation " étudiant professionnel ". Les autres appellations sont à peu près également dispersées. Le choix de l’établissement d’affectation de la taxe d’apprentissage est plébiscité par 76% des professionnels. Les raisons d’un non accueil ou de l’arrêt de l’accueil semblent variées. Il faut noter notamment le pourcentage élevé (38%) d’échecs cité par les professionnels qui ont arrêté l’accueil d’apprentis ! 20% des professionnels qui n’ont jamais accueilli d’apprenti, disent manquer d’information et surtout invoquent des raisons spécifiques (45%). Les raisons évoquées pour l’accueil des apprentis sont peu liées à une rentabilité économique et financière. Les principales difficultés rencontrées dans l’apprentissage sont dans l’ordre : niveau de formation générale (46%), orientation (37%) et discipline (33%). 16% des professionnels n’ont aucune difficulté ! Chiffre à rapprocher du nombre très élevé (92%) souhaitant une période d’expérimentation avant la signature du contrat. La majorité (58%) n’estime pas nécessaire une formation obligatoire des maîtres d’apprentissage et les réponses sont partagées sur une rémunération spécifique. Toutefois, il est possible que la question n’ait pas assez précisément évoqué la pédagogie comme sujet de cette formation et la proportion élevée (42%) souhaitant une formation obligatoire justifie qu’une offre soit mise en place ou améliorée. 25% des professionnels ne voient pas l’utilité d’un médiateur. Parmi les 75% souhaitant un médiateur, le personnel enseignant des CFA est de loin le premier cité, 2 fois plus cité que la Formation Professionnelle ou la Chambre Consulaire. 69% des professionnels souhaitent que la rémunération des apprentis soit liée au diplôme et pas uniquement à l’âge. 2. Eléments complémentaires (comparaison de " profils ") 2.1 Profils des " accueillants " Les données ont été analysées en fonction des réponses à la 3ème question (accueil régulier, occasionnel, passé ou jamais d’apprentis). Les professionnels accueillant régulièrement des
apprentis se caractérisent ainsi : Les professionnels accueillant occasionnellement un apprenti ont moins de difficultés en général. 2.2 Eléments sur les échecs et l’arrêt de l’accueil Parmi les professionnels qui ont accueilli des apprentis dans le passé
se dégagent 2 sous-populations : La sous population qui a vécu un échec, cite à 57% la discipline comme première difficulté et l’orientation (50%) comme seconde. Le niveau général arrive en 3ème à 47%. Cette population se différentie également sur le choix du médiateur : le CFA arrive en second (19%), derrière la formation professionnelle (22%). Cette information pourrait conduire à envisager un second niveau de médiation (un niveau d’appel ?) pour les professionnels rencontrant des difficultés ou étant insatisfaits par les formateurs des CFA ? La sous population qui a arrêté l’accueil d’apprentis sans échec, semble aussi satisfaite que les professionnels " réguliers " et a même eu moins de difficultés (21% aucune) de manière générale. Les réponses apportées par une partie de cette population à la question 5 (un nombre significatif a répondu à la question 5 alors que normalement ils devaient l’ignorer) présentent une particularité par rapport aux autres groupes : ils ont choisi la transmission du savoir faire comme première (et de loin) motivation à l’accueil passé d’apprentis. Cela pourrait être interprété comme un transfert réussi de savoir-faire de professionnels envisageant d’arrêter leur activité ? En l’absence de données (l’âge notamment) cette interprétation reste à confirmer. |
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de l’Artisanat et des Professions libérales, 02/2004 |
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