| La qualité du chocolat | ||
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Paris, le 8 avril 2003 LA QUALITE DU CHOCOLAT EN REGLE A l’approche des fêtes de Pâques, Renaud Dutreil a souhaité rappeler aux consommateurs les règles permettant de distinguer les différentes qualités de chocolat. Les français consomment 403 000 tonnes soit 16 % du marché européen, ce qui le situe au troisième rang après l’Allemagne et le Royaume-Uni. Si l’on se réfère à la consommation par tête d’habitant, avec 6,8 kg consommés en moyenne par chaque Français, notre pays se situe dans la moyenne européenne (6,7 kg). En 2002, la confiserie de chocolat constituait l’essentiel du marché (138 000 tonnes), devant les tablettes (107 000 tonnes), les pâtes à tartiner et divers autres produits de chocolaterie (42 000 tonnes) et le cacao en poudre sucré (37 000 tonnes). Il existe aujourd’hui du chocolat pur beurre de cacao et du chocolat avec une adjonction de matières grasses végétales. LA NOUVELLE REGLEMENTATION EUROPEENNE Pour assurer à la fois une bonne information du consommateur, des conditions de concurrence loyale entre les fabricants et la libre circulation des produits, une nouvelle directive entrera en vigueur le 3 août 2003. Cette réglementation commune dans l’Union européenne va permettre d’harmoniser les conditions d’ajout des matières grasses végétales, utilisées depuis longtemps par l’Autriche, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, le Portugal, le Royaume-Uni et la Suède, dans la fabrication de cacao. Elle rend désormais possible l’adjonction de matières grasses végétales étrangères au cacao, dans la limite de 5 % du produit fini. L’utilisation de ces matières grasses végétales est strictement encadrée. Il s’agit de six graisses d’origine tropicale, limitativement énumérées : illipé, huile de palme, sal, karité, kokum gurgi et noyaux de mangue.. Pour assurer l’information du consommateur, la mention " contient des matières grasses végétales en plus du beurre de cacao " devra figurer à côté de la dénomination de vente, en caractères gras au moins aussi grands que ceux de cette dénomination et dans le même champ visuel que la liste des ingrédients, de manière distincte par rapport à cette liste. Ainsi, une tablette de chocolat au lait dans laquelle des graisses végétales étrangères au cacao ont été incorporées recevra désormais la dénomination de vente " Chocolat au lait ", mais l’étiquetage portera la mention spécifique signalant au consommateur la présence de ces graisses végétales. LA MISE EN VALEUR EN FRANCE DU CHOCOLAT DE QUALITE Tout en appliquant la règle européenne, la France a souhaité mettre valeur le " chocolat de qualité " du " chocolat traditionnel " par l’adoption de l’article L. 112-7 du code de la consommation qui permet aux fabricants d’utiliser la mention " chocolat pur beurre de cacao " ou " chocolat traditionnel " afin de mieux informer le consommateur dans l’orientation de ses achats. Des nouvelles règles d’étiquetage permettront de répondre à la demande des artisans pour différencier le chocolat " pur beurre de cacao " du chocolat " avec matières grasses végétales ". Dès l’entrée en vigueur de la directive européenne, La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) effectuera des contrôles en s’appuyant sur les analyses de ses laboratoires qui peuvent déceler cette substance de matières grasses de substitution et de la quantifier. L’importance pour le consommateur étant d’être mieux informer sur la qualité des produits qu’il consomme.
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de l’Artisanat et des Professions libérales, 04/2003 |
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